- 0
- 339 words
Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés après la pluie torrentielle qui s’est abattue dans la ville dans la nuit de dimanche à lundi.
Par Michel Enony

Les pieds dans l’eau. Dans la nuit de dimanche à lundi, 28 avril, Nadine a été surprise par la montée des eaux. Sa maison est inondée : «J’ai aménagé dans ce quartier il y a juste deux mois. Je n’aurais pas imaginé que ceci allait se produire. »
Au quartier Omnisports, dans le 5e arrondissement de Yaoundé, la pluie a causé des inondations dans les bas-fond. Traumatisme pour les riverains. En quelques minutes, les ruelles se transforment en torrents, et le marécage reprend ses droits sur le béton. Charles Ntang se désole de la situation :«C’est le calvaire dès q’uil pleut ici. Difficile de rejoindre la maison. »
Pour les habitants, c’est le début d’un combat acharné contre les eaux usées qui s’invitent dans les salons. Meubles, appareils électroménagers, souvenirs… rien n’est épargné par la montée subite du niveau. « Chaque année c’est la même chose. On ne dort plus. On surveille le ciel. Regardez mes murs, tout est fini», pleure Hélène, 65 ans qui vit dans un trois pièces avec ses petits-enfants.
L’urbanisation sauvage et l’obstruction des drains naturels ont transformé cette zone en une cuvette mortelle. Au-delà des dégâts matériels, c’est une bombe sanitaire qui menace d’exploser avec la stagnation des eaux. Les latrines débordent, mélangeant les matières fécales au flux qui traverse les habitations. Pour Félicien Evina Ze, urbaniste, «les construction anarchiques sont à l’origine de ces innovations. Il faut revoir l’urbanisation ici. Et vous voyez que la zone est marécageuse. »
Malgré les cris de détresse, les solutions de curage des drains se font attendre. Le quartier lui, reste en sursis.
