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Avec un âge médian de seulement 18,2 ans, le pays connaît un véritable « boom » démographique.
Par Michel Enony
L’âge médian de la population camerounaise est de18,2 ans. La majorité de la population est donc jeune. Un atout pour le pays. Mais, cet atout impose une pression sans précédent sur le marché du travail et les infrastructures.C’est une véritable« bombe à retardement démographique », mais les spécialistes préfèrent parler de « dividende ».

Selon les dernières données de l’Oraganisation des Nations unies (Onu), le Cameroun compterait désormais plus de 30,6 millions d’habitants, avec une croissance annuelle soutenue de 2,55 %. Cette explosion est particulièrement visible dans les rues de Yaoundé et Douala, où la jeunesse est omniprésente.« La structure par âge est celle d’un pays en pleine transition. Avec un indice de fécondité encore élevé (environ 4,1 enfants par femme), la population va continuer de s’épaissir par la base avant de vieillir, » analyse un démographe sous couvert d’anonymat, en référence aux défis du 4e recensement prévu pour 2026.

Un potentiel énorme à canaliser »Si les chiffres donnent le tournis, les experts sont unanimes : cette jeunesse est une manne financière potentielle. Actuellement, plus de 57 % de la population active a moins de 35 ans .« Ne pas investir dans l’éducation et la formation professionnelle reviendrait à gaspiller ce capital humain. Le risque est de transformer ce dividende en catastrophe sociale avec un chômage de masse, » prévient l’économiste Bernard Ouandji.

Face à l’urgence, l’État et ses partenaires, comme la Banque mondiale, tentent d’absorber ce flux annuel de centaines de milliers de nouveaux entrants sur le marché du travail. Le programme « Inclusion économique des jeunes » (Iej) vise ainsi à transformer cette pression en opportunité pour faire du Cameroun un chantier florissant à l’horizon 2035.

Une jeunesse nombreuse est une richesse, mais aussi un défi. Sans investissements, elle peut devenir une crise. Tout dépend des actions mises en place.
C’est bien beau d’avoir une jeunesse camerounaise aussi jeune et immense mais je pense que sans réalisation ou alors sans politiques concrètes en matière d’éducation, de formation professionnelle et de création d’emplois, par exemple, ce « dividende démographique » comme c’est mentionné dans votre texte risque de se transformer en crise sociale.donc pour moi, il ne suffit pas seulement de reconnaître cette atout mais agir en offrant par exemple les opportunités de travail, ou alors les laisser agir car la jeunesse camerounaise ne demande qu’une seule chose, contribuer au développement de leur pays.