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C’est le point noir redouté par des milliers de Yaoundéens chaque matin et chaque soir. Le carrefour Damas, véritable poumon de l’arrondissement de Yaoundé lll, est devenu le théâtre d’embouteillages interminables. Entre klaxons, pollution et perte de temps. Un carrefour qui met les nerfs des usagers à rude épreuve.
un carrefour brouillant
Le quotidien est sous haute tension si vous habitez le quartier Damas, Obobogo, ou que vous tentez de rejoindre le centre-ville via le Sud de la capitale Yaoundé. La chanson est connue. Dès 6h 30 du matin, le carrefour Damas se transforme en une mer de véhicules immobiles. Ce qui devrait être un trajet de 10 minutes se transforme régulièrement en une odyssée de près d’une heure.
Un cocktail explosif de causes, explique la difficulté de circuler. L’étroitesse des voies : Malgré l'importance du flux de véhicules, la configuration des routes convergentes ne permet pas d'absorber le volume de trafic croissant.L’incivisme routier : Entre les chauffeurs de taxis qui créent des « troisièmes lignes » imaginaires et les motos-taxis qui se faufilent de manière anarchique, le carrefour finit souvent par être totalement bloqué.L'occupation de la chaussée, les commerces de bordure, les déchargements de marchandises et le stationnement irrégulier réduisent davantage l’espace disponible.L'absence fréquente de régulation : Sans forces de l'ordre, le carrefour devient un chaos ingérable.
Un impact lourd pour les populations
Les conséquences de ces bouchons ne sont pas seulement chronométrées. Elles sont aussi économiques et sanitaires. Pour les travailleurs, c’est le risque de ponctions sur salaire. Car emprunter ce carrefour, c'est la garantie d'arriver en retard. Pour les transporteurs, une consommation de carburant accrue. Sans oublier le stress et la pollution.
« Parfois, je préfère descendre du taxi à 500 mètres du carrefour et finir à pied », confie Paulin, un usager.
En attendant, la patience reste la seule arme des automobilistes.

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