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Ce concours, né d’un partenariat entre la Fédération des éditeurs de presse et Mtn Cameroon, a pour objectif de promouvoir l’excellence dans le journalisme camerounais.
Par Michel Enony

Deux millions de Fcfa pour la meilleure plume. Le chiffre est tombé le 30 avril dernier lors du lancement de la compétition au siège du ministère de la communication. Neuf prix sont mis en jeu pour cette première édition. Les catégories vont de la meilleure enquête au meilleur reportage, en passant par le meilleur billet et la meilleure photo de presse. Les structures privées ne sont pas oubliées avec le prix du meilleur organe de presse privé et le prix spécial Y’ello Kiosk. Une attention particulière est portée à la relève via le prix du meilleur jeune journaliste, réservé aux étudiants inscrits en école de journalisme et exerçant déjà en rédaction.
Comment postuler ? une seule règle : avoir publié ses travaux entre janvier et octobre 2026.Parfait Siki, secrétaire exécutif de la Fedipresse, voit en ce concours un levier de survie face à l’anarchie numérique. Pour lui, l’avenir du secteur dépend d’une résistance acharnée à l’information non vérifiée des réseaux sociaux. « La reconquête du lectorat, sujet central de la presse écrite camerounaise, est assise sur une offre de qualité, le retour aux fondamentaux », a-t-il affirmé avec conviction. Il estime que pour redevenir le « quatrième pouvoir » et capter à nouveau les annonces publicitaires, les journaux doivent s’imposer comme l’instance de recours ultime pour une information « sûre, crédible et utile ».
Pour le partenaire privé, Jean Melvin Akam, General manager de Mtn Cameroon, rappele l’engagement de son entreprise à soutenir les médias camerounais dans un esprit de partenariat durable et responsable. « Il y a exactement deux ans, MTN Cameroon faisait une promesse : continuer à accompagner les médias camerounais », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de ce partenariat qui a été matérialisé par la signature d’un accord avec la Fedipresse sous le parrainage du ministère de la Communication. Selon lui, cette collaboration s’articule autour de trois grands axes : la vente des journaux en ligne, le renforcement des capacités des journalistes et la promotion de l’excellence dans la pratique du journalisme. Ainsi, le concours se décline en trois phases précises. Les journalistes ont du 3 mai au 25 octobre 2026 pour soumettre leurs articles, publiés entre janvier et octobre de la même année. Le jury présidé par le professeur Nta A Bitang, évaluera les candidatures du 16 octobre au 25 novembre avant la remise des prix prévue le 4 décembre 2026. Entre éthique et esthétique, la course aux sept chiffres est lancée. Le 4 décembre prochain, seule l’excellence sera couronnée d’or et de millions.
