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Au cœur de Yaoundé 1er, ce marché constitue un pôle d’approvisionnement majeur pour les fruits consommés dans la capitale camerounaise.
Chaque jour, dès les premières heures, des transporteurs déchargent des caisses de mangues, d’oranges, de bananes plantain, d’ananas, de pastèques et de papayes provenant de différentes régions du pays.Les vendeuses et vendeurs disposent la marchandise sur des tables en bois ou à même le sol, dans des paniers tressés.
La clientèle, composée d’habitants du quartier, de restaurateurs et de petits revendeurs, circule entre les allées pour évaluer la fraîcheur des produits et négocier les prix. Selon les témoignages recueillis sur place, l’approvisionnement dépend fortement des récoltes et de l’état des routes, notamment pendant la saison des pluies.Plusieurs commerçants expliquent que les fruits les plus demandés restent l’ananas et la pastèque en saison sèche, tandis que les agrumes dominent en saison pluvieuse.
Les prix varient quotidiennement. Par exemple, une orange se négocie entre 50 et 100 francs CFA, une mangue entre 100 et 200 francs CFA selon sa taille et sa variété.La conservation des fruits constitue une contrainte récurrente. Faute d’équipements de réfrigération suffisants, une partie de la production invendue est perdue, surtout pour les fruits mûrs comme la banane ou la papaye. Certains vendeurs transforment alors les fruits en jus ou en salades pour limiter les pertes.
Malgré ces difficultés, le marché de Mfoundi reste un lieu stratégique pour la distribution fruitière dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, où l’offre et la demande se rencontrent quotidiennement dans une organisation largement informelle mais structurée par des réseaux d’approvisionnement éprouvés.
Par Mohammed Ali
