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Plusieurs associations ont mené, le 10 mai 2026, mené des activités pour alerter sur les risques de la maladie à Yaoundé.
Par Michel Enony
Le diagnostic de cette maladie auto-immune y est en moyenne retardé de 6,5 ans, selon une étude de l’hôpital d’Efoulan. L’Association de lutte contre le lupus au Cameroun (Almac) a organisé une marche de sensibilisation dans les rues de la capitale, suivie d’un symposium médical à l’Université de Yaoundé I.« La première cause de décès, c’est l’ignorance », martèle Ghislaine Mangoua Kamcheu, présidente de l’Almac.
Les causes premières sont des symptômes trompeurs (fatigue extrême, éruptions cutanées, douleurs articulaires) souvent confondus avec le paludisme ou une simple faiblesse. Résultat, de nombreux patients arrivent à l’hôpital avec des atteintes rénales irréversibles.Témoignage poignant d’Edwige, diagnostiquée en 2018 : « Neuf jours après mon accouchement, j’étais épuisée. J’ai perdu mes cheveux. La vie d’un lupique n’est pas facile, mais j’ai appris à vivre avec. » Aujourd’hui suivie, elle n’a plus eu de crise sévère depuis un an.
En prélude à la journée mondiale 2026, l’Almac organisé depuis le 7 une campagne de consultations dermatologiques gratuites à l’hôpital d’Efoulan. Ceci afin de dépister précocement les signes cutanés, souvent les premiers à apparaître. Les associations appellent l’État à prendre en charge les traitements de fond (hydroxychloroquine) et les bilans biologiques, trop chers pour la majorité des patients.
À Yaoundé, la mobilisation violette grandit, mais il reste à transformer cette visibilité éphémère en politique sanitaire durable. Car chaque année, des centaines de Camerounais découvrent leur lupus trop tard.
